re-bonjour...
Voilà un bon bout de temps que je n'étais pas venue sur mon blog! Le temps a passé.....Je suis beaucoup moins habitée par l'agression ces derniers temps. J'ai même cru que j'étais guérie! La semaine dernière, j'ai eu la réponse officielle de la part de l'IVAC. L'IVAC, c'est l'indemnisation aux victimes d'actes criminels. J'avais fais une demande d'aide en juin dernier....Ils ont refusé! Ils ont rejetté ma demande! J'ai été un peu déçue mais sans plus! De toute façon, j'avais presque changé d'idée! Je ne voulais plus aller voir un psy !
Le temps passe. Voilà 15 mois que je suis célibataire maintenant. Récemment, je prenais conscience de combien je fus perturbée et chamboulée par mon dernier chagrin d'amour.....C'est une relation qui avait duré 4 ans mais les 2 dernières années ont été très pénibles. Les 2 premières années de la relation, je n'y voyais que du feu! Tout allait bien ; c'était une relation du genre passionnelle; nous avions une parfaite chimie au niveau physique. Avec le temps, on découvre la nature profonde de la personne....J'étais amoureuse d'un homme brisé! Un homme avec une telle haine, une telle révolte en lui-même! Un jour il m'avait avoué qu'il avait enterré ses propres valeurs! C'est un homme qui avait été victime d'un accident de travail et qui s'était battu durant des années pour être indemnisé mais sans succès. Toutes les réelles injustices qu'il a subi ont fini par faire de lui un homme très révolté et amère. Un homme brisé parce qu'il avait perdu la grande fierté de pouvoir gagner sa vie...Il souffrait de douleur chronique. Il avait un dossier médical très chargé et une situation psycho-sociale très lourde. Mais il cachait bien tout ça au début... Il travaillait quand même, au noir et ce malgré la douleur. Il avait une prescription médicale d'usage de marijuana....mais c'était plus assez fort pour lui, il fumait de la résine! loll. Enfin bref, inutile de trop détailler la dessus, l'important c'est que, au bout du compte, c'était un délinquant irresponsable ! Comme on le sait, les drogués se mentent à eux-mêmes et se croient! C'était ça sa vrai nature! Quand je l'ai découverte, j'étais prise dans ses filets et très engagée dans la relation....En dernier, je n'étais plus sa compagne; j'étais son infirmière, femme de ménage, cuisiniere, travailleuse sociale, psychologue, etc.....C'était devenu très mal sain. Et être l'aidante naturelle d'un invalide qui ne veut pas s'aider lui-même, c'est très épuisant! C'est un dépendant siffonneux d'énergie. C'est un maître manipulateur, un pauvre type sans avenir. Très agressif dans la parole....Égocentrique, borné. Je suis sortie de cette relation complètement épuisée.....être aidante naturelle, ça épuise psychiquement, physiquement, moralement. Ça isole aussi. Encore plus. Ça fait 15 mois maintenant qu'il n'est plus dans ma vie. Je commence à renaître! Pour un chagrin d'amour, il n'y a que le temps....Le temps a passé.....Je me retrouve. Le temps permet de bien faire la part des choses....Prendre uniquement ce qui nous appartient et y laisser le reste. C'était un homme foncièrement méchant. Vraiment méchant; il avait lu mon journal intime! Rien n'excuse un tel geste, un tel manque de respect. Pour moi, ça été là l'ultime manifestation de toute sa laideur intérieure! Avant, j'avais comme une sorte de naiveté ; je croyais en l'homme et son évolution. Le potentiel d'évolution en tout être humain. J'y crois encore, ça fait encore partie de mes valeurs mais maintenant, je ne crois plus en la réhabilitation des toxicomanes! À la limite, je dirais que ces gens là ont vendu leur âme au diable! Il n'y a plus rien à faire avec eux! Oui, je généralise! loll. Y'a-t-il quoi? 5 % des toxico qui s'en sortent? pfff. Se sortir de quoi? Ils ne reconnaissent même pas qu'ils ont un problème! C'était le style de mon ex compagnon. Il ne prenait aucune drogue dur et ne buvait pas. Non, c'était "juste" une consommation "douce" pour sa douleur...Mais il mentait et manipulait beaucoup les gens. Un jour, il se plaignait de fortes douleurs aux jambes. (Il se plaignait à peu près tout le temps mais il était fermé à toutes les alternatives santé que je lui proposais) Il marchait en boîtant. Il est sorti pour aller prendre son courrier ; il croyait que je ne le voyais pas. Mais je l'ai vu revenir en marchant tout à fait normalement! Il avait la mine d'un petit garçon qui vient de se faire prendre à faire un mauvais coup! lolll. Comme on dit en bon québécois, il "féquait". Beaucoup de drogués font ça....enfin bref, tout ça pour dire que cette relation a été très épuisante pour moi. loll. Je rigole car je me revois en train de lui faire du counselling professionnel! C'est que j'ai une formation universitaire en psychologie du travail en quelque sorte alors, j'étais devenue comme son intervenante. J'étais toute positive et encourageante à lui dire que sa vie n'était pas fini parce qu'il ne pouvait plus ocuper un type d'emploi! Il pouvait faire bien d'autres choses, etc...je l'aidais à faire le deuil de ses anciens emplois, etc....lolll. Au fond, il n'en avait rien à foutre! Il jouait le jeu. Il jouait. Les drogués sont de si bons acteurs! Il faisait les choses juste pour ne pas me perdre et moi je croyais qu'il les faisait pour lui-même d'abord....Quand je lui disais que toute sa situation me dépassait et qu'il devrait avoir l'aide du CLSC, il ne comprenait même pas mon épuisement! Il a fini par y aller au CLSC mais pas longtemps et juste pour pas me perdre.....C'est ça un drogué irrécupérable! Il ne sait plus le sens profond, tout est un peu comme une sorte de négociation pour garder l'autre. Mais ce n'est pas senti. Ça ne vient pas de son fond comme dirait l'autre! loll. Les drogués ne ressentent plus grand chose! Ils sont anasthésiés comme....La consommation abusive durant plusieurs années mène à une désensibilisation, une perte de mémoire....et éteint complètement l'ambition ou la "drive" de vie. Il devient très déprimant de cotoyer ces gens....Tout ça n'était rien pour m'aider dans la vie....15 mois plus tard et je commence à renaître...Le temps passe. Les manipulateurs détruisent beaucoup les autres et le temps fait que je me re-construit. Je n'ai plus envie d'aller voir un psy pour l'agression; je voudrais voir un psy pour faire le point et être aidée dans la réparation de moi-même! Un psy pour ex victime de manipulateurs?? loll.
Non, ces derniers temps, je ne pensais plus à l'agression. Je pensais à mes 2 grandes amies du secondaire retrouvées sur Facebook...Je pensais à des idées de scénarios de films , ou des spectacles que je voudrais faire...Je pensais à cette femme de 59 ans qui a décidé de devenir humoriste! Je pensais que je n'ai même pas 45 ans encore et que comme je ne suis pas une droguée moi, ni même une ex droguée, j'ai encore bien de l'ambition! Non, je ne pensais plus à l'agression; je savourais cette sensation d'être en train de me retrouver moi-même, cette sensation de savoir qui je suis et ce que je veux vraiment. Ce que j'ai toujours voulu...
IVAC, CALACS, CAVAC et compagnie. Se sont des actions que j'ai posées. Juste de faire une demande d'aide, en faire le processus, c'est en partie comme de se guérir il me semble...Ce n'est pas tant le résultat qui compte mais tout ce qu'on traverse émotionnellement durant le processus. C'est comme si les démarches à faire sont une sorte de thérapie en soi....alors le refus de l'IVAC ne m'affecte pas trop.....On parle ici d'un cas "hors délais". En faite, hors délais pas à peu près! loll. Plus de 20 ans après l'acte criminel. Il faut justifier et leur expliquer pourquoi on a pas fait une demande d'aide AVANT. Dans mon cas, c'est simplement parce que je ne savais pas que ça existait! C'est aussi niaiseux que ça mais cela n'est pas recevable pour eux. A bon....Vous savez, l'IVAC, c'est un truc purement bureaucratique, administratif, judiciaire. Mais des blessures profondes, de la souffrance humaine ou avoir perdu sa route, ça n'a rien à voir avec leur poutine....
Mais ces derniers temps, je n'étais plus habitée par l'agression. Je vis comme une sorte de renaissance et je retrouve mon identité. Je me donne le temps de réffléchir à savoir si je vais faire appel de leur décision, ce qui est dans mon droit.
Avant, je tournais en rond. J'étais coincée au bas de la pyramide de Maslow! Se battre et s'inquiéter constamment pour réussir à manger, c'est plutôt alliénant et très épuisant! Le petit emploi à temps partiel que j'ai depuis 2 ans a pris un peu d'expansion, ce qui me permet maintenant de boucler les fins de mois et ainsi, je commence tranquillement à tendre vers d'autres niveaux de l'échelle de Maslow!
Aussi, mon chagrin d'amour s'estompe....
ah le temps! le temps qui passe......
Je ne sais pas comment conclure ce texte, lolll et je suis un peu enmerdée pour mon blog car je ne sais pas comment faire pour qu'il apparaisse par Google....Il y a des limites à ma débrouillardise! loll, parfois, je voudrais bien qu'un connaisseur de blog s'assoit avec moi et m'aide un peu. hihi. En vrai, en chair et en os! Le virtuel, c'est quand même la solitude, non?
La mamzelle. xxxx
CHRONIQUES D'UNE SURVIVANTE AUTODIDACTE
Introduction: à propos de ce blog....
Je ne connais rien au blog! C'est le 1er que je fais et j'apprends et découvre au fur et à mesure...Ainsi, vous constaterez que la présentation est très simple pour le moment.
J'ai crée ce blog simplement parce que j'aime écrire et que cela me fait du bien! J'ai besoin de me raconter, m'extérioser....Ce blog est un peu comme un journal intime et traite principalement de 2 sujets: ma démarche en tant que victime d'acte criminel ainsi que la candidose. J'ai crée ce blog pour partager mon vécu, mon cheminement, des réflexions...
En ce qui concerne la candidose, je n'ai rien écrit pour l'instant mais ça viendra....cela fait 5 ans que je me bats contre cette "maladie" et je peux dire que c'est extrêmement difficile. Sans aide ou support, il m'est impossible de ré-équiliber le candida albican dans mon corps...On ne change pas, du jour au lendemain, un style d'alimentation acquis par notre éducation et notre culture nord-américaine....Mais depuis quelques années, je fais des changements, graduellement...
Mais seule, c'est difficile. C'est pourquoi toute personne ayant des expériences sur la candidose est bienvenue pour partager ici....
Il est à noter que le blog présente mes écrits par ordre du plus récent. Cela m'embête car en lisant le dernier message avant le 1er, vous risquez de ne rien comprendre! Ainsi, j'ai numérotté les messages mais je ne pourrai pas toujours faire ça....mon blog n'est qu'à son début, je l'ai crée en juillet 2010 mais quand il y aura plus de messages, il deviendra trop laborieux de tous les re-numérotter. Mais je tenais à vous donner l'information. Pour une meilleure compréhension ----lire les messages en ordre chronologique----vous devez commencer par le dernier au bas de la page.
Vos messages et commentaires sont les bienvenue! Merci de votre visite et bonne lecture! :-)
J'ai crée ce blog simplement parce que j'aime écrire et que cela me fait du bien! J'ai besoin de me raconter, m'extérioser....Ce blog est un peu comme un journal intime et traite principalement de 2 sujets: ma démarche en tant que victime d'acte criminel ainsi que la candidose. J'ai crée ce blog pour partager mon vécu, mon cheminement, des réflexions...
En ce qui concerne la candidose, je n'ai rien écrit pour l'instant mais ça viendra....cela fait 5 ans que je me bats contre cette "maladie" et je peux dire que c'est extrêmement difficile. Sans aide ou support, il m'est impossible de ré-équiliber le candida albican dans mon corps...On ne change pas, du jour au lendemain, un style d'alimentation acquis par notre éducation et notre culture nord-américaine....Mais depuis quelques années, je fais des changements, graduellement...
Mais seule, c'est difficile. C'est pourquoi toute personne ayant des expériences sur la candidose est bienvenue pour partager ici....
Il est à noter que le blog présente mes écrits par ordre du plus récent. Cela m'embête car en lisant le dernier message avant le 1er, vous risquez de ne rien comprendre! Ainsi, j'ai numérotté les messages mais je ne pourrai pas toujours faire ça....mon blog n'est qu'à son début, je l'ai crée en juillet 2010 mais quand il y aura plus de messages, il deviendra trop laborieux de tous les re-numérotter. Mais je tenais à vous donner l'information. Pour une meilleure compréhension ----lire les messages en ordre chronologique----vous devez commencer par le dernier au bas de la page.
Vos messages et commentaires sont les bienvenue! Merci de votre visite et bonne lecture! :-)
mardi 28 septembre 2010
mercredi 18 août 2010
Vieillir....une interview d'Oprah
En avril dernier, Maya Angelou a été interviewée par Oprah à l'occasion de ses 70 ans. Oprah lui a demandé ce qu'elle pensait de vieillir.
Et là, à la télévision, elle a dit « excitée »! :
« En ce qui a trait aux changements de mon corps, il y en a plusieurs qui se produisent chaque jour... en particulier mes seins. Ils semblent faire une course pour voir lequel se rendra le premier à ma taille. Moi je n’ai pas pris de chance, j’ai laissé pousser une bedaine comme barrage pour ne pas qu’ils se rendent aux genoux! » :-)
Le public a tellement ri qu’il en pleurait! C'est une femme tellement simple et honnête et qui fait preuve d'énormément de sagesse dans ses mots!
Elle disait aussi:
« J'ai appris une chose: c'est que peu importe ce qui arrive, ou à quel point aujourd'hui semble éprouvant, la vie continue quand même, et demain ira mieux.
J'ai aussi appris qu'on peut dire beaucoup sur une personne à sa façon de voir trois choses: une journée pluvieuse, beaucoup de bagage et des lumières de Noël entremêlées.
J'ai appris que peu importe quelle a été ta relation avec tes parents, ils vont te manquer lorsqu'ils ne seront plus dans ta vie.
J'ai appris que « gagner sa vie » est bien différent de « faire sa vie ».
J'ai appris que la vie nous donne parfois une deuxième chance.
J'ai appris qu'on ne devrait pas traverser la vie avec un gant de baseball dans chaque main, il faut parfois être capable de renvoyer quelque chose....
J'ai appris que chaque fois que je décide quelque chose avec un coeur ouvert, je prends généralement la bonne décision.
J'ai appris que même si j'ai des douleurs, je n'ai pas besoin d'en être une.
J'ai appris qu'à chaque jour, on devrait tendre la main à quelqu'un. Les gens aiment qu'on les serre dans nos bras ou qu'on leur donne une petite tape amicale.
J'ai appris qu'il me restait encore beaucoup à apprendre.
J'ai appris que les gens vont oublier ce que tu as dit, les gens vont oublier ce que tu as fait, mais les gens n'oublieront jamais comment ils se sont sentis avec toi.
Vous pouvez envoyer ce texte à cinq personnes phénoménales aujourd'hui.
Si vous le faites, quelque chose de bien arrivera : Vous aurez réussi à faire augmenter l'estime de quelqu'un.
Et là, à la télévision, elle a dit « excitée »! :
« En ce qui a trait aux changements de mon corps, il y en a plusieurs qui se produisent chaque jour... en particulier mes seins. Ils semblent faire une course pour voir lequel se rendra le premier à ma taille. Moi je n’ai pas pris de chance, j’ai laissé pousser une bedaine comme barrage pour ne pas qu’ils se rendent aux genoux! » :-)
Le public a tellement ri qu’il en pleurait! C'est une femme tellement simple et honnête et qui fait preuve d'énormément de sagesse dans ses mots!
Elle disait aussi:
« J'ai appris une chose: c'est que peu importe ce qui arrive, ou à quel point aujourd'hui semble éprouvant, la vie continue quand même, et demain ira mieux.
J'ai aussi appris qu'on peut dire beaucoup sur une personne à sa façon de voir trois choses: une journée pluvieuse, beaucoup de bagage et des lumières de Noël entremêlées.
J'ai appris que peu importe quelle a été ta relation avec tes parents, ils vont te manquer lorsqu'ils ne seront plus dans ta vie.
J'ai appris que « gagner sa vie » est bien différent de « faire sa vie ».
J'ai appris que la vie nous donne parfois une deuxième chance.
J'ai appris qu'on ne devrait pas traverser la vie avec un gant de baseball dans chaque main, il faut parfois être capable de renvoyer quelque chose....
J'ai appris que chaque fois que je décide quelque chose avec un coeur ouvert, je prends généralement la bonne décision.
J'ai appris que même si j'ai des douleurs, je n'ai pas besoin d'en être une.
J'ai appris qu'à chaque jour, on devrait tendre la main à quelqu'un. Les gens aiment qu'on les serre dans nos bras ou qu'on leur donne une petite tape amicale.
J'ai appris qu'il me restait encore beaucoup à apprendre.
J'ai appris que les gens vont oublier ce que tu as dit, les gens vont oublier ce que tu as fait, mais les gens n'oublieront jamais comment ils se sont sentis avec toi.
Vous pouvez envoyer ce texte à cinq personnes phénoménales aujourd'hui.
Si vous le faites, quelque chose de bien arrivera : Vous aurez réussi à faire augmenter l'estime de quelqu'un.
vendredi 13 août 2010
Les amours heureuses (heureux? lol) et le 2e trauma ! (ordre chrono; 4e message)
Rectification. Mise au point! À lire mes articles jusqu'à présent, c'est à croire que ma vie est un enfer depuis 20 ans! lol. Ce n'est pas le cas. Ou c'est à croire que toutes mes relations amoureuses ont été mal saines et malheureuses, c'est loin d'être le cas! Il faut comprendre qu'une agression à caractère sexuel n'empêche pas la personne de continuer à vivre et ne lui enlève rien de ses forces et ses ressources.
C'est ainsi qu'un an ou 2 après l'agression, j'étais partie travailler en Ontario! Un ami m'avait contacter; il était au désespoir car son entreprise était sur le déclin et j'étais allée lui donner un coup de main. Ça avait durer tout un été et je me souviens que la haute direction avait souligné mon excellent travail.....ensuite, j'étais revenue dans mon patelin, j'avais connu un homme pas du tout mal sain et nous avions eu une belle relation durant 3 ans environ. C'était un homme bon et équilibré et nous étions très amoureux. On s'était même fiancés...Mais mon passé a ressurgi par une lettre que j'avais reçue.
Là, il faut d'abord que j'explique ....suite à l'agression, avant d'aller en Ontario, j'avais fréquenté un homme....un jour nous étions dans sa voiture et nous nous disputions. Dans sa colère incontrôlée, il s'était mis à m'étrangler! Je me souviens avoir réellement manqué d'air ! Cet homme et moi avions le même patron et c'est lui qui avait fini par me dire que la Police l'avait interrogé sur cet homme....Mon patron m'avat dit qu'il n'avait pas le droit de me divulguer les informations mais il m'avait subtilement fait comprendre de sortir cet homme de ma vie...Ce que j'avais fait.....Mais cet homme qui avait tenté de m'étrangler, je lui avais raconté une partie de l'agression que j'avais subie....
Donc, une fois avec mon fiancé, je reçois une lettre. C'est l'étrangleur ; il est en prison!! Il m'écrit qu'en effet, il est incarcéré et qu'il regrette le mal qu'il m'a fait....que je suis une "si bonne personne" et qu'il est plein de remords et me demande pardon! Il dit aussi que son compagnon de cellule, c'est mon agresseur! Incroyable mais vrai! Hé oui, chers lecteurs, j'ai été agressée par un inconnu sur la rue, j'ai raconté cela à un homme rencontré quelques mois plus tard (étrangleur) et voilà que ces 2 types sont dans la même cellule de prison!! Alors, je suis là à lire cette lettre. Bien sûr, elle me bouleverse, me chamboule, me chavire....car je crois qu'à ce moment de ma vie, j'avais vraiment repris un bel équilibre ; j'étais même très très heureuse avec mon fiancé, tout allait très bien ; j'avais repris LE POUVOIR sur ma vie....Mais voilà que je lis cette lettre et j'éclate en sanglots! Lorsque mon fiancé est rentré du travail, il m'a trouvé toute repliée sur moi-même, l'air bouleversé....Mais il m'avait si bien soutenue, écoutée, enveloppée de son amour....Si bien que la vie avait repris son cours....À ce moment, je n'avais pas du tout sombré dans la dépression....Même que j'avais fais mon entrée à l'Université....En tant qu'étudiante libre car je ne savais pas encore ce que je voulais faire....
Tout ça pour dire qu'après les 2 agressions, j'avais quand même conservé tous mes talents, mes ressources. J'étais parvenue à reprendre le plein pouvoir sur ma vie. Je n'avais pas de comportements ou attitudes "déstabilisants" pour mon conjoint. J'étais parfaitement normale et équilibrée. Alain, je ne suis pas d'accord lorsque tu écris "pas facile à suivre une survivante autodidacte"!! loll. C'est un peu facile comme affirmation....Je crois qu'une relation, c'est DEUX individus avec chacun leur part de zones sombres...J'étais vraiment heureuse avec mon fiancé...On s'était même jamais disputé....Bien sûr, durant les mois qui ont suivi l'agression, je n'avais plus mon équilibre mais j'étais demeurée célibataire quelque temps...
Je crois que certains de mes écrits peuvent laisser croire des choses...Mais il faut une vue d'ensemble...Parfois quand j'écris, tout semble extrême mais c'est une manière que j'ai d'évacuer....
Donc voilà! J'ai subi une 1e agression par un inconnu sur la rue. Quelques mois plus tard, je fréquente un homme (étrangleur), découvrant que c'est aussi un déséquilibré, je le sors illico de ma vie. Mais cet étrangleur a permis à la police d'identifier mon agresseur puisqu'ils partageaint la même cellule! En efftet, en 2008, lorsque je suis allée au poste de police pour porter plainte pour la 1e fois, comment aurait-il pu identifier mon agresseur puisque c'était un inconnu sur la rue?? Mais j'ai raconté aux policiers la letrre que j'avais reçue de l'étrangleur. Lettre écrite alors qu'il était incarcéré AVEC mon agresseur. Ainsi, par l'entremise de l'étrangleur, les policiers ont identifié l'agresseur......C'est un peu compliqué, loll pas évident à expliquer mais dites-moi Alain et femme libre, est-ce que c'est clair? lolll
Je termine en disant que, saudit, les messages sur le blog sont en ordre du plus récent au plus ancien. Ça n'a pas de sens! Si on lit le dernier écrit avant les autres, on risque de ne rien comprendre! Je suis allée lire l'aide sur le blog pour voir si on peut changer ça et non, la seule manière c'est de changer la date des messages....ça n'a pas de sens non plus! Alors je crois que je vais numérotter les articles...pour les nouveaux venus qui voudraient les lire en ordre chronologique....
Merci de m'avoir lue. À bientôt!
La mamzelle xx
C'est ainsi qu'un an ou 2 après l'agression, j'étais partie travailler en Ontario! Un ami m'avait contacter; il était au désespoir car son entreprise était sur le déclin et j'étais allée lui donner un coup de main. Ça avait durer tout un été et je me souviens que la haute direction avait souligné mon excellent travail.....ensuite, j'étais revenue dans mon patelin, j'avais connu un homme pas du tout mal sain et nous avions eu une belle relation durant 3 ans environ. C'était un homme bon et équilibré et nous étions très amoureux. On s'était même fiancés...Mais mon passé a ressurgi par une lettre que j'avais reçue.
Là, il faut d'abord que j'explique ....suite à l'agression, avant d'aller en Ontario, j'avais fréquenté un homme....un jour nous étions dans sa voiture et nous nous disputions. Dans sa colère incontrôlée, il s'était mis à m'étrangler! Je me souviens avoir réellement manqué d'air ! Cet homme et moi avions le même patron et c'est lui qui avait fini par me dire que la Police l'avait interrogé sur cet homme....Mon patron m'avat dit qu'il n'avait pas le droit de me divulguer les informations mais il m'avait subtilement fait comprendre de sortir cet homme de ma vie...Ce que j'avais fait.....Mais cet homme qui avait tenté de m'étrangler, je lui avais raconté une partie de l'agression que j'avais subie....
Donc, une fois avec mon fiancé, je reçois une lettre. C'est l'étrangleur ; il est en prison!! Il m'écrit qu'en effet, il est incarcéré et qu'il regrette le mal qu'il m'a fait....que je suis une "si bonne personne" et qu'il est plein de remords et me demande pardon! Il dit aussi que son compagnon de cellule, c'est mon agresseur! Incroyable mais vrai! Hé oui, chers lecteurs, j'ai été agressée par un inconnu sur la rue, j'ai raconté cela à un homme rencontré quelques mois plus tard (étrangleur) et voilà que ces 2 types sont dans la même cellule de prison!! Alors, je suis là à lire cette lettre. Bien sûr, elle me bouleverse, me chamboule, me chavire....car je crois qu'à ce moment de ma vie, j'avais vraiment repris un bel équilibre ; j'étais même très très heureuse avec mon fiancé, tout allait très bien ; j'avais repris LE POUVOIR sur ma vie....Mais voilà que je lis cette lettre et j'éclate en sanglots! Lorsque mon fiancé est rentré du travail, il m'a trouvé toute repliée sur moi-même, l'air bouleversé....Mais il m'avait si bien soutenue, écoutée, enveloppée de son amour....Si bien que la vie avait repris son cours....À ce moment, je n'avais pas du tout sombré dans la dépression....Même que j'avais fais mon entrée à l'Université....En tant qu'étudiante libre car je ne savais pas encore ce que je voulais faire....
Tout ça pour dire qu'après les 2 agressions, j'avais quand même conservé tous mes talents, mes ressources. J'étais parvenue à reprendre le plein pouvoir sur ma vie. Je n'avais pas de comportements ou attitudes "déstabilisants" pour mon conjoint. J'étais parfaitement normale et équilibrée. Alain, je ne suis pas d'accord lorsque tu écris "pas facile à suivre une survivante autodidacte"!! loll. C'est un peu facile comme affirmation....Je crois qu'une relation, c'est DEUX individus avec chacun leur part de zones sombres...J'étais vraiment heureuse avec mon fiancé...On s'était même jamais disputé....Bien sûr, durant les mois qui ont suivi l'agression, je n'avais plus mon équilibre mais j'étais demeurée célibataire quelque temps...
Je crois que certains de mes écrits peuvent laisser croire des choses...Mais il faut une vue d'ensemble...Parfois quand j'écris, tout semble extrême mais c'est une manière que j'ai d'évacuer....
Donc voilà! J'ai subi une 1e agression par un inconnu sur la rue. Quelques mois plus tard, je fréquente un homme (étrangleur), découvrant que c'est aussi un déséquilibré, je le sors illico de ma vie. Mais cet étrangleur a permis à la police d'identifier mon agresseur puisqu'ils partageaint la même cellule! En efftet, en 2008, lorsque je suis allée au poste de police pour porter plainte pour la 1e fois, comment aurait-il pu identifier mon agresseur puisque c'était un inconnu sur la rue?? Mais j'ai raconté aux policiers la letrre que j'avais reçue de l'étrangleur. Lettre écrite alors qu'il était incarcéré AVEC mon agresseur. Ainsi, par l'entremise de l'étrangleur, les policiers ont identifié l'agresseur......C'est un peu compliqué, loll pas évident à expliquer mais dites-moi Alain et femme libre, est-ce que c'est clair? lolll
Je termine en disant que, saudit, les messages sur le blog sont en ordre du plus récent au plus ancien. Ça n'a pas de sens! Si on lit le dernier écrit avant les autres, on risque de ne rien comprendre! Je suis allée lire l'aide sur le blog pour voir si on peut changer ça et non, la seule manière c'est de changer la date des messages....ça n'a pas de sens non plus! Alors je crois que je vais numérotter les articles...pour les nouveaux venus qui voudraient les lire en ordre chronologique....
Merci de m'avoir lue. À bientôt!
La mamzelle xx
mardi 10 août 2010
Être perdue sans savoir pourquoi.... (Ordre chrono; 3e message)
C'est fou comme on peut se sentir perdue sans savoir pourquoi....Se sentir mal dans sa peau....Ne plus avoir confiance en soi. Subir la vie au lieu de la vivre....
C'est comme ça je me sentais durant mes 20 dernières années! J'ai quand même eu quelques bonnes périodes....le temps de faire mon diplome universitaire par exemple....Mais je "retombais" tout le temps...d'une dépression à l'autre avec des périodes d'acalmie....Alors j'ai consulté....
Aller consulter parce qu'on est mal dans sa peau sans trop savoir pourquoi.....pua! J'en ai vu des psy! Mais intérieurement, je me disais: "Non! C'est pas ça le truc!"
Jusqu'en 2007. C'est l'année où, un jour, étant seule chez moi ---comme bien souvent-----je me suis retrouvée en train de pleurrer, trembler, crier et je revivais l'agression! Je la revivais carrément! C'était comme si ça se passait là, dans le moment présent ! Quelques jours plus tard, je contacte le CALACS (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelle) J'ai été si bien accueillie au téléphone....Je crois que mon état post traumatique avait durer quelques jours.....il me semble aussi que j'étais en état de crise au moment où j'avais appellé....
Quelques mois plus tard, soit au printemps 2007, je faisais ma 1e thérapie à ce ce centre....C'était pas terrible! Je n'avais pas aimé ça! C'était un petit groupe et la chimie ne se faisait pas....Et je n'aimais pas l'intervenante. Je ne la détestais pas non plus....Il y a 2 sortes d'intervenants : ceux qui ont vécu la problématique et donc qui ont un "petit plus" dans leur façon d'intervenir...et ceux qui n'ont pas vécu la problématique! Pour moi, ça fait toute une différence sur le niveau thérapeutique de la démarche! La relation aidant / aidé est tellement particulière...
Quand l'intervenant (e) a lui-même vécu le trauma, o la la! Ce n'est pas de l'empathie un peu froide et détachée, ça part plus de ses trippes et ça, c'est he....comment dire? c'est bien différent! Ça été comme ça lors de ma 2e thérapie. L'intervenante avait une telle générosité, une chaleur, une sensibilité....Un style bien différent que la 1e...
J'avais largement préféré la 2e....c'était à l'autonme 2007. J'ai beaucoup appris....et fais des prises de conscience....en faite, j'ai TOUT découvert là! Les vrais conséquences psychologiques graves d'une agression....Je les vivais depuis toutes ces années, sans le savoir....Parce que dans la société, il faut marcher droit, il faut performer et surtout, y faut pas enmerder les autres avec notre souffrance intérieure! "Mais voyons! C'est une malchance que tu as eue! Oublis ça et avance!" he ok....c'est ce que je tentais de faire je crois....La société nous conditionne tellement!.....Oui mais comment avancer avec une crevaison? Mon bolide a été incendié, écrapouti, tordu! Je suis allée voir divers garagistes....aucun d'entres eux n'est allé au coeur du problème!....Je crois que je ne parlais même pas de l'agression car j'avais beaucoup été conditionnée à "oublier ça". De sorte que j'ai vu toutes sortes de psy avec mon mal être....Le pire a été cet incompétent qui nous avait dit ----c'était un groupe-----"Ne pensez pas avoir une vie normale un jour là! Oubliez ça!" C'est fou, c'est incroyable mais c'est ça! C'était un être très méprisant qui n'avait aucune mais alors là, aucune empathie, pas même de sensibilité....Je crois qu'il n'avait pas d'âme!! Mais quand on arrive dans ces trucs, on est déjà démoli, perdu, confus et sans aucune défense...et extrêmement vulnérable....et on souffre tellement...tout ce que je souhaitais, c'était être mieux....J'avais quand même fait plusieurs mois dans ce groupe de femmes qui s'automutilaient! Il y avait des cas assez extrêmes....Moi, je ne me suis jamais auto-mutiler. C'était il y a longtemps....
Mais enfin....c'est pour dire que je n'étais pas avec les bonnes personnes pour les bonnes raisons....Mais 2007 a tout changé....Découvrir les conséquences d'une agression....ça été un choc pour moi! Je me disais: "mais pourquoi aucun psy ne m'a jamais parlé de ça????" Et là, ce fut la colère! La colère d'avoir tellement consulté "pour rien". La colère contre les psychiatres qui ne font que chercher dans leur DSM-III ou IV la "maladie" que tu as, l'étiquette à te mettre...et la pillule qui va avec! foutaise! Leur maudite manière de merde de médicaliser des problèmes sociaux! Médicaliser la souffrance humaine. HUMAINE justement. Le trauma que j'ai subi a profondément perturbé ma psyché. Je n'ai eu aucune aide suite à cette agression, j'ai été complètement laissée à moi-même.....Ce qui fait que oui, au fil des années, s'installe une certaine chronicité ; la personnalité de l'individu est "en désordre"....et plus elle va vers des trucs pour tenter d'aller mieux, plus elle se perd davantage....ou demeure avec son mal être...
2007 a été pour moi le début de la fin de mon mal être.....le CALACS....j'y ai découvert : les conséquences d'une agression sexuelle.....
C'est comme ça je me sentais durant mes 20 dernières années! J'ai quand même eu quelques bonnes périodes....le temps de faire mon diplome universitaire par exemple....Mais je "retombais" tout le temps...d'une dépression à l'autre avec des périodes d'acalmie....Alors j'ai consulté....
Aller consulter parce qu'on est mal dans sa peau sans trop savoir pourquoi.....pua! J'en ai vu des psy! Mais intérieurement, je me disais: "Non! C'est pas ça le truc!"
Jusqu'en 2007. C'est l'année où, un jour, étant seule chez moi ---comme bien souvent-----je me suis retrouvée en train de pleurrer, trembler, crier et je revivais l'agression! Je la revivais carrément! C'était comme si ça se passait là, dans le moment présent ! Quelques jours plus tard, je contacte le CALACS (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelle) J'ai été si bien accueillie au téléphone....Je crois que mon état post traumatique avait durer quelques jours.....il me semble aussi que j'étais en état de crise au moment où j'avais appellé....
Quelques mois plus tard, soit au printemps 2007, je faisais ma 1e thérapie à ce ce centre....C'était pas terrible! Je n'avais pas aimé ça! C'était un petit groupe et la chimie ne se faisait pas....Et je n'aimais pas l'intervenante. Je ne la détestais pas non plus....Il y a 2 sortes d'intervenants : ceux qui ont vécu la problématique et donc qui ont un "petit plus" dans leur façon d'intervenir...et ceux qui n'ont pas vécu la problématique! Pour moi, ça fait toute une différence sur le niveau thérapeutique de la démarche! La relation aidant / aidé est tellement particulière...
Quand l'intervenant (e) a lui-même vécu le trauma, o la la! Ce n'est pas de l'empathie un peu froide et détachée, ça part plus de ses trippes et ça, c'est he....comment dire? c'est bien différent! Ça été comme ça lors de ma 2e thérapie. L'intervenante avait une telle générosité, une chaleur, une sensibilité....Un style bien différent que la 1e...
J'avais largement préféré la 2e....c'était à l'autonme 2007. J'ai beaucoup appris....et fais des prises de conscience....en faite, j'ai TOUT découvert là! Les vrais conséquences psychologiques graves d'une agression....Je les vivais depuis toutes ces années, sans le savoir....Parce que dans la société, il faut marcher droit, il faut performer et surtout, y faut pas enmerder les autres avec notre souffrance intérieure! "Mais voyons! C'est une malchance que tu as eue! Oublis ça et avance!" he ok....c'est ce que je tentais de faire je crois....La société nous conditionne tellement!.....Oui mais comment avancer avec une crevaison? Mon bolide a été incendié, écrapouti, tordu! Je suis allée voir divers garagistes....aucun d'entres eux n'est allé au coeur du problème!....Je crois que je ne parlais même pas de l'agression car j'avais beaucoup été conditionnée à "oublier ça". De sorte que j'ai vu toutes sortes de psy avec mon mal être....Le pire a été cet incompétent qui nous avait dit ----c'était un groupe-----"Ne pensez pas avoir une vie normale un jour là! Oubliez ça!" C'est fou, c'est incroyable mais c'est ça! C'était un être très méprisant qui n'avait aucune mais alors là, aucune empathie, pas même de sensibilité....Je crois qu'il n'avait pas d'âme!! Mais quand on arrive dans ces trucs, on est déjà démoli, perdu, confus et sans aucune défense...et extrêmement vulnérable....et on souffre tellement...tout ce que je souhaitais, c'était être mieux....J'avais quand même fait plusieurs mois dans ce groupe de femmes qui s'automutilaient! Il y avait des cas assez extrêmes....Moi, je ne me suis jamais auto-mutiler. C'était il y a longtemps....
Mais enfin....c'est pour dire que je n'étais pas avec les bonnes personnes pour les bonnes raisons....Mais 2007 a tout changé....Découvrir les conséquences d'une agression....ça été un choc pour moi! Je me disais: "mais pourquoi aucun psy ne m'a jamais parlé de ça????" Et là, ce fut la colère! La colère d'avoir tellement consulté "pour rien". La colère contre les psychiatres qui ne font que chercher dans leur DSM-III ou IV la "maladie" que tu as, l'étiquette à te mettre...et la pillule qui va avec! foutaise! Leur maudite manière de merde de médicaliser des problèmes sociaux! Médicaliser la souffrance humaine. HUMAINE justement. Le trauma que j'ai subi a profondément perturbé ma psyché. Je n'ai eu aucune aide suite à cette agression, j'ai été complètement laissée à moi-même.....Ce qui fait que oui, au fil des années, s'installe une certaine chronicité ; la personnalité de l'individu est "en désordre"....et plus elle va vers des trucs pour tenter d'aller mieux, plus elle se perd davantage....ou demeure avec son mal être...
2007 a été pour moi le début de la fin de mon mal être.....le CALACS....j'y ai découvert : les conséquences d'une agression sexuelle.....
vendredi 6 août 2010
Ma soeur m'a demandé pardon! (Ordre chrono; 2 e message)
Je n'avais plus tellement de contacts avec ma famille. Je ne sais trop pourquoi; j'étais égarée et très mal dans ma peau....
La semaine dernière, ma soeur est venue chez moi, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis les 3 années que je vis ici.....
Elle m'a dit: "Le Dalai Lama vient au Québec en octobre. Je vais le voir. Le spirituel est important pour moi; nous somme sur terre pour donner de l'amour! Et c'est pour ça que je te rend visite aujourd'hui! J'ai un pardon à te demander : je t'ai jugée et je n'avais pas le droit de faire ça! " ouf! ça m'a rentré directement dans l'âme! Je suis allée vers elle avec mon motton et j'ai tout laissé ça sortir ces larmes là.....toutes ces années de mal aises, incompréhension, jugement.....mes larmes coulaient à flot!
Dose massive d'amour.... je crois que cela va me nourrir encore très longtemps! Merveilleux moments.
Ça confirme ce que je ressentais depuis quelques années. Beaucoup de jugement en effet....Je suis au plus bas de l'échelle sociale....quoi que non car le plus bas, se serait l'itinérance mais j'ai un toit. Un toit social.
Lamamzelle
La semaine dernière, ma soeur est venue chez moi, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis les 3 années que je vis ici.....
Elle m'a dit: "Le Dalai Lama vient au Québec en octobre. Je vais le voir. Le spirituel est important pour moi; nous somme sur terre pour donner de l'amour! Et c'est pour ça que je te rend visite aujourd'hui! J'ai un pardon à te demander : je t'ai jugée et je n'avais pas le droit de faire ça! " ouf! ça m'a rentré directement dans l'âme! Je suis allée vers elle avec mon motton et j'ai tout laissé ça sortir ces larmes là.....toutes ces années de mal aises, incompréhension, jugement.....mes larmes coulaient à flot!
Dose massive d'amour.... je crois que cela va me nourrir encore très longtemps! Merveilleux moments.
Ça confirme ce que je ressentais depuis quelques années. Beaucoup de jugement en effet....Je suis au plus bas de l'échelle sociale....quoi que non car le plus bas, se serait l'itinérance mais j'ai un toit. Un toit social.
Lamamzelle
mardi 3 août 2010
Le Trauma (Ordre chrono; 1er message)
Ce soir de décembre....ce soir où il faisait très froid et neigeait....c'était il y a plus de 20 ans....
(Le language de ce texte sera par moment cru et vulgaire....)
Je revenais de chez mon amoureux. Je marchais sur cette rue que je connaissais par coeur. 2-3 coins de rue à faire et je serais au chaud...Mais un homme a surgi par derrière! Il a mis son bras à mon coup et m'a dit: "Si tu cris, j'te tues!" Il m'a entraînée dans une arrière-cours...les mots me semblent insuffisants mais je n'ai que ça.....pour tenter de décrire la suite. En tout 1er lieu, il y a bien sûr la surprise absolue: "he, hein?? mais voyons, c'est dans les films que ça arrive ces choses là! pas à moi! pas un 30 décembre à -25 sous zéro??!!"
Bien sûr, tout s'est mis à aller ultra rapidement dans ma tête. J'ai tout de suite pensé que ce qui fait bander un violeur, c'est de lire la peur dans les yeux de la victime. Tout ça n'a rien de sexuel. C'est la psyché désiquilibrée d'un individu.....
Il m'a dit: "je sors d'en dedans, j'ai un couteau!" spontannément, je lui ai répondu: "Ah bon! tu sors de prison, tu n'as pas baisé depuis un boutte alors tu en prends une comme ça sur la rue??!!" Il m'a répondu oui mais en ayant un léger mouvement de recul ; il était surpris que je parle et cela a semblé le déstabiliser. Je me suis dis en moi-même que je me devais de vérifier s'il était vraiment armé. Alors, j'ai continué de parler et fort...espérant aussi attirer l'attention d'éventuels passants même si nous étions à une vingtaine de pieds du trottoir....
Il n'était pas armé. J'en étais sûre. Il disait ça pour me faire peur et avoir le pouvoir....alors, je me suis dis que mon arme à moi, c'était la parole et mes connaissances en psycho....ainsi, j'ai maintenu un "dialogue", refoulant au plus profond de moi ma terreur, ma peur....je ne sais pas où j'ai pu la mettre? je ne sais pas non plus d'où est venu la grande force et le "sang froid" nécéssaire à composer avec ce qui se passait.....
Oui, j'avais peur! mais je ne voulais pas qu'il le voit. Ainsi, j'ai tout introjecté, j'ai mis ça dans un "tirroir" dont j'ignorais même l'existence....! hé puis? hé puis, je ne sais pas, tout se passe si rapidement et en même temps, on dirait que l'on est hors du temps....
et....et....voilà! c'est un 30 décembre, il fait -25 degrés, il neige abondamment et je suis là devant ce type désiquilibré.....il porte un capuchon à poil et avec la barbe en plus, je distingue à peine son visage....il n'est pas très grand et à bien y penser, bon dieu qu'il a l'air idiot ! C'est ridicul, c'est débile, c'est incroyable, je vis l'impensable!
Il y a eu beaucoup de silences bien sur....et je crois qu'en lui rétorquant, dès le départ, j'ai comme désamorçé quelque chose. Mais bien qu'il avait été surpris par mon attitude "non conforme", il persistait ...il a mis sa main dans mes pantalons. Il a pris ma main et la mis dans le sien. Indescriptible sensation! Très longues et pénibles secondes.........Il me semble que j'ai tenté de me battre avec lui et il m'avait couchée au sol violemment. Je ne suis pas resté étendue là très longtemps....ça lui donnait beaucoup trop de pouvoir. Il y a cette phrase que j'ai fini par lui lancer avec fermeté et une certaine colère: "Aille! Je ne suis pas n'importe qui!"
N'est-ce pas un peu prétentieux? Je ne sais pas! Hé puis, le temps s'éternisait....le violeur avait ben de la misère à violer! Au point qu'il a fini par me laisser partir mais "à la condition que j'aille pas voir la Police!" Je me souviendrai toujours de son doigt qui pointait mon visage lorsqu'il m'avait dit ses mots là....et l'expression dans son visage....si menaçante....
Il est resté là, dans l'arrière cours alors que moi, je me dirigeais vers le trottoir. La casquette que je portais et qui était tombée dans la neige au moment de "l'impact" était restée là....quand je me suis penchée pour la ramasser, je me sentais....comment dire....comme une blessure à ma dignité...
Je ne sais pas comment j'ai pu marcher jusqu'à ce trottoir et reprendre ma casquette car il me semble que les larmes ont jailli sur mes joues dès que je fus "autorisée" à m'en aller. Et elles étaient si abondantes mes larmes que cela embrouillait beaucoup ma vue....et le tremblement, incontrôlable, de tout le corps et surtout les jambes. Je suis retrounée chez mon amoureux. Il n'était pas là! Il avait pressenti le drame et était à ma recherche!
Moi, seule avec ce ciel tombé sur ma tête. Seule et si anéantie....J'ai redescendu les escaliers pour aller voir à l'avant de l'immeuble cette fois. C'était tellement pénible car mes jambes tremblaient à en perdre l'équilibre. Impossible à contrôler. Mon amoureux n'était pas en avant non plus alors je suis revenue en arrière. Encore les escaliers.....et je tremble, je pleure des lacs, je cherche, éperdue, qu'on vienne à mon secours! Hé puis, il est apparu mon amoureux. Au 1er regard qu'il a posé sur moi, il a tout saisi. Dans un élan de colère, il s'est élancé à la recherche du désiquilibré. Il est vite revenu. Me prendre....me tenir...accueilir ma détresse, mon désaroi, mon torrent de larmes. Il me reste cette image nette: moi, assise sur lui, le tenant par le coup et pleurant, pleurant tant et tellement....jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ne plus être que comme une zombie, le regard vide.
(Le language de ce texte sera par moment cru et vulgaire....)
Je revenais de chez mon amoureux. Je marchais sur cette rue que je connaissais par coeur. 2-3 coins de rue à faire et je serais au chaud...Mais un homme a surgi par derrière! Il a mis son bras à mon coup et m'a dit: "Si tu cris, j'te tues!" Il m'a entraînée dans une arrière-cours...les mots me semblent insuffisants mais je n'ai que ça.....pour tenter de décrire la suite. En tout 1er lieu, il y a bien sûr la surprise absolue: "he, hein?? mais voyons, c'est dans les films que ça arrive ces choses là! pas à moi! pas un 30 décembre à -25 sous zéro??!!"
Bien sûr, tout s'est mis à aller ultra rapidement dans ma tête. J'ai tout de suite pensé que ce qui fait bander un violeur, c'est de lire la peur dans les yeux de la victime. Tout ça n'a rien de sexuel. C'est la psyché désiquilibrée d'un individu.....
Il m'a dit: "je sors d'en dedans, j'ai un couteau!" spontannément, je lui ai répondu: "Ah bon! tu sors de prison, tu n'as pas baisé depuis un boutte alors tu en prends une comme ça sur la rue??!!" Il m'a répondu oui mais en ayant un léger mouvement de recul ; il était surpris que je parle et cela a semblé le déstabiliser. Je me suis dis en moi-même que je me devais de vérifier s'il était vraiment armé. Alors, j'ai continué de parler et fort...espérant aussi attirer l'attention d'éventuels passants même si nous étions à une vingtaine de pieds du trottoir....
Il n'était pas armé. J'en étais sûre. Il disait ça pour me faire peur et avoir le pouvoir....alors, je me suis dis que mon arme à moi, c'était la parole et mes connaissances en psycho....ainsi, j'ai maintenu un "dialogue", refoulant au plus profond de moi ma terreur, ma peur....je ne sais pas où j'ai pu la mettre? je ne sais pas non plus d'où est venu la grande force et le "sang froid" nécéssaire à composer avec ce qui se passait.....
Oui, j'avais peur! mais je ne voulais pas qu'il le voit. Ainsi, j'ai tout introjecté, j'ai mis ça dans un "tirroir" dont j'ignorais même l'existence....! hé puis? hé puis, je ne sais pas, tout se passe si rapidement et en même temps, on dirait que l'on est hors du temps....
et....et....voilà! c'est un 30 décembre, il fait -25 degrés, il neige abondamment et je suis là devant ce type désiquilibré.....il porte un capuchon à poil et avec la barbe en plus, je distingue à peine son visage....il n'est pas très grand et à bien y penser, bon dieu qu'il a l'air idiot ! C'est ridicul, c'est débile, c'est incroyable, je vis l'impensable!
Il y a eu beaucoup de silences bien sur....et je crois qu'en lui rétorquant, dès le départ, j'ai comme désamorçé quelque chose. Mais bien qu'il avait été surpris par mon attitude "non conforme", il persistait ...il a mis sa main dans mes pantalons. Il a pris ma main et la mis dans le sien. Indescriptible sensation! Très longues et pénibles secondes.........Il me semble que j'ai tenté de me battre avec lui et il m'avait couchée au sol violemment. Je ne suis pas resté étendue là très longtemps....ça lui donnait beaucoup trop de pouvoir. Il y a cette phrase que j'ai fini par lui lancer avec fermeté et une certaine colère: "Aille! Je ne suis pas n'importe qui!"
N'est-ce pas un peu prétentieux? Je ne sais pas! Hé puis, le temps s'éternisait....le violeur avait ben de la misère à violer! Au point qu'il a fini par me laisser partir mais "à la condition que j'aille pas voir la Police!" Je me souviendrai toujours de son doigt qui pointait mon visage lorsqu'il m'avait dit ses mots là....et l'expression dans son visage....si menaçante....
Il est resté là, dans l'arrière cours alors que moi, je me dirigeais vers le trottoir. La casquette que je portais et qui était tombée dans la neige au moment de "l'impact" était restée là....quand je me suis penchée pour la ramasser, je me sentais....comment dire....comme une blessure à ma dignité...
Je ne sais pas comment j'ai pu marcher jusqu'à ce trottoir et reprendre ma casquette car il me semble que les larmes ont jailli sur mes joues dès que je fus "autorisée" à m'en aller. Et elles étaient si abondantes mes larmes que cela embrouillait beaucoup ma vue....et le tremblement, incontrôlable, de tout le corps et surtout les jambes. Je suis retrounée chez mon amoureux. Il n'était pas là! Il avait pressenti le drame et était à ma recherche!
Moi, seule avec ce ciel tombé sur ma tête. Seule et si anéantie....J'ai redescendu les escaliers pour aller voir à l'avant de l'immeuble cette fois. C'était tellement pénible car mes jambes tremblaient à en perdre l'équilibre. Impossible à contrôler. Mon amoureux n'était pas en avant non plus alors je suis revenue en arrière. Encore les escaliers.....et je tremble, je pleure des lacs, je cherche, éperdue, qu'on vienne à mon secours! Hé puis, il est apparu mon amoureux. Au 1er regard qu'il a posé sur moi, il a tout saisi. Dans un élan de colère, il s'est élancé à la recherche du désiquilibré. Il est vite revenu. Me prendre....me tenir...accueilir ma détresse, mon désaroi, mon torrent de larmes. Il me reste cette image nette: moi, assise sur lui, le tenant par le coup et pleurant, pleurant tant et tellement....jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ne plus être que comme une zombie, le regard vide.
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